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ANAI Des Hmongs en Guyane
 

>Des Hmongs en Guyane

 

Le département de la Guyane occupe 320 kilomètres de littoral atlantique et une superficie de 90.000 km2 entre le Surinam et le Brésil. C'est un pays sous-peuplé (0,66 habitant au km2) dont les habitants se répartissent essentiellement sur Cayenne et la plaine côtière.
La forêt recouvre 90 % du territoire, c'est le premier atout de la Guyane. Le deuxième réside dans la potentialité de son agriculture à nourrir ses habitants et à approvisionner les Antilles, en développant l'élevage, l'arboriculture fruitière et la culture des légumes, du riz et du soja. Le climat ressemble beaucoup à celui de la plaine laotienne ; il y fait 26° en moyenne toute l'année. Toutes les conditions étaient donc réunies (pays sous-peuplé, ressources potentielles importantes, climat) pour y installer des réfugiés de la Péninsule indochinoise, et particulièrement des Hmongs, montagnards du Haut-Laos d'origine sino-tibétaine, traditionnellement cultivateurs et éleveurs, victimes, depuis 1975, d'un véritable génocide pour avoir participé activement, aux côtés des Français, puis des Américains, au conflit indochinois.


Première partie : Le village de Cacao

Un projet fut élaboré et, à la suite d'une mission en 1977, il fut décidé, avec l'accord du Gouvernement français, d'implanter un village Hmong sur le site de Cacao, à 75 kilomètres de Cayenne, sur des terrains appartenant aux Domaines. Le Comité National d'Entraide, maître d'oeuvre de cette installation, fut aidé par une association locale, l'Association pour le développement du Site de Cacao (A.D.E.S.C.A.), créée à l'initiative de Mme Ho A Chuck, épouse du Maire de la Commune de Roura, dont fait partie Cacao.
L'esprit de l'opération était de réinstaller ces réfugiés dans les conditions de vie et de travail qui étaient les leurs dans leur pays. Il convenait donc pendant un certain laps de temps d'éviter tout ce qui pouvait déstabiliser cette collectivité particulière. Son insertion dans de bonnes conditions, exigeait qu'elle conservât, dans un premier temps, ses coutumes, ses traditions, sa cohésion familiale et tribale. Trois oblats de Marie, les Pères Charrier et Brix pour Cacao, le Père Bertrais pour Javouhey (le village de Javouhey est traité en (seconde partie), qui parlaient leur langue, ont bien voulu prendre la direction des opérations sur le terrain.
Logés d'abord dans des baraquements prêtés par l'Armée, ils ont construit eux-mêmes leur maison. En moins de six mois, une centaine d'habitations individuelles de style hmong, en bois et sur pilotis, et cinq bâtiments collectifs (une école, une infirmerie, une salle de réunion, une église, une salle d'exposition) ont été bâties sans aucune aide extérieure, exception faite pour les planches et les tôles de toiture, qui leur ont été données. Par la suite, un temple protestant, une garderie et les locaux de la coopérative ont été construits.
Les Hmongs se sont constitués en quatre équipes : tandis que l'une débroussaillait, deux autres préparaient les abattis, et la dernière construisait les maisons. Celles-ci, ainsi que les jardins attenants, appartiennent aux Hmongs, alors que l'emprise du village (bâtiments collectifs, viabilisation, pistes) est concédée à la commune par les Domaines. Les terres cultivables ont été concédées par bail emphytéotique à la coopérative.
Le fonctionnement du village, pendant les deux premières années, a été rendu possible grâce au financement de la Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale (D.D.A.S.S.) qui a considéré le village comme un centre d'hébergement pareil à ceux qui existent en Métropole ; à leur arrivée à Roissy, les réfugiés du Sud-Est asiatique sont en effet acheminés vers un centre en province, où ils sont pris en charge pendant six mois, et reçoivent des cours d'alphabétisation et d'adaptation à la vie française. Un prix de journée est fixé pour chaque centre par la D.D.A.S.S. A l'issue de ces six mois, ils doivent trouver un travail et un logement, aidés en cela par le directeur et les travailleurs sociaux du centre.
Ce système a donc été repris en Guyane. Le prix de journée, fixé à 40 francs, quel que soit l'âge du réfugié, a permis d'assurer la nourriture et le paiement du personnel nécessaire au fonctionnement du village, et une partie des dépenses inhérentes au défrichement, à la mise en culture des terrains et à l'achat du matériel, qui devaient permettre à la collectivité d'assurer dans un premier temps sa subsistance, puis son autonomie économique.
Au total, l'État a versé 14.600.000 francs. Le Comité National d'Entraide, pour sa part, a reçu 1.800.000 francs de l'État pour contribuer au financement de l'opération et 500.000 francs du Secours Catholique qui ont permis de faire face aux premières dépenses d'équipement. Celui-ci a en outre avancé 1.000.000 francs à Cacao. Le ministère de l'Équipement a accordé une subvention de 1.163.000 francs pour la viabilisation du village, le ministère du Travail, une subvention de 500.000 francs pour l'alphabétisation et la préformation complétée par une somme égale du Fonds Social Européen.

Scolarisation des enfants et alphabétisation

Cacao est un village jeune et il faut presque chaque année une classe supplémentaire pour pouvoir scolariser tous les enfants. Avec une moyenne de 35 naissances par an, pour une population de 750 habitants, l'âge moyen du village se situe aux alentours de quinze ans !
Un contrat a été passé par la Préfecture de Cayenne avec l'enseignement privé pour la création d'une école. Le financement est assuré par les pouvoirs publics : trois religieuses de Saint Paul-de-Chartres, installées au village depuis sa création, et des maîtres laïcs, assurent l'enseignement. Actuellement, les dix classes, de la maternelle au CM2, comptent 225 enfants. 40 jeunes étudient dans le secondaire au lycée de Cayenne ; un foyer a été mis à la disposition des garçons par les soeurs de Saint-Paul-de-Chartres, ce qui leur permet d'étudier dans de bonnes conditions. Tous reviennent à Cacao en fin de semaine.
Quant aux adultes, ils ont bénéficié de cours d'adaptation, d'initiation à la langue française et de préformation, assurés par l'A.D.E.S.C.A. et l'Association pour la Promotion Sociale des Travailleurs Immigrés avec des crédits du Fonds de la Formation Professionnelle et du Fonds Social Européen. Ces cours ont servi à donner des connaissances générales de mécanique agricole aux agriculteurs appelés à utiliser les engins mécaniques, et à former des menuisiers.

Agriculture et élevage

Sur les 1.375 hectares de terrain concédés pour 99 ans par les Domaines à la coopérative pour les cultures et redistribués par bail à ferme aux Hmongs, plus de 600 hectares ont été déforestés, soit à la main, soit au bulldozer. 150 hectares sont irrécupérables, 600 sont en forêt ou en pente forte rendant malaisée toute culture.
Actuellement, après de multiples tâtonnements, les Hmongs connaissent suffisamment la climatologie du pays pour s'assurer des productions régulières et les commercialiser sur Cayenne. Le climat équatorial de la Guyane permet une production toute l'année. 280 hectares sont consacrés au maraîchage et aux cultures vivrières en rotations. 290 hectares sont consacrés à la culture sur abattis en rotations (bananes, agrumes, dachines, manioc). Les cultures spécialisées comme le poivre, le piment, la citronnelle, poussent bien et pourraient être rapidement exploitées si des débouchés se présentaient.
Les Hmongs ont été réunis au sein d'une coopérative, chargée d'organiser dans les meilleures conditions possibles les travaux agricoles et la vente des produits. Elle est conseillée par un ingénieur agricole d'origine hmong, M. Ly Chao, fonctionnaire à la Direction de l'Agriculture et des Forêts. Propriétaire des engins de travail collectif (tracteur, bulldozer, décortiqueuse de riz), elle loue ses services et le matériel nécessaire à l'exploitation des fermes, et fournit engrais et semences. Mais les agriculteurs, au fur et à mesure que leurs revenus augmentaient, ont pu s'acheter des camionnettes, généralement à crédit, et vendent maintenant directement leur production à Cayenne. La coopérative joue cependant un rôle de locomotive, montrant aux agriculteurs les secteurs vers lesquels s'orienter. C'est finalement 20 à 25 tonnes de produits qui partent chaque semaine pour Cayenne. Ceci, ajouté à la production des Guyanais et à celle du village hmong de Javouhey, couvre pratiquement les besoins en agrumes de la Guyane, qui, il y a dix ans, dépendait pour ce secteur, dans sa quasi-totalité, de la métropole et du Surinam voisin. Les débouchés locaux étant plus ou moins saturés, il faut chercher d'autres marchés.
Le pâturage s'étend, quant à lui, sur environ 70 hectares, pour un troupeau de 200 têtes, soit 100 buffles et 100 zébus, importés au départ de Trinidad, destinés uniquement aux besoins du village. Toute famille a en outre son élevage de poules, canards, porcs, qu'elle vend sur les marchés de Cacao et Cayenne.
Un élevage de chevrettes (crevettes d'eau douce) a été mis en place à Cacao, comme dans toute la Guyane. 41 bassins de 6.000 m2 chacun, occupant une superficie totale de 25 hectares, ont été construits, 24 sont en exploitation : chaque mois, 1 tonne à 1,2 tonne est expédiée aux États-Unis et au Porto-Rico ou vendue sur les marchés locaux.

Le travail du bois

Enfin, parce que les jeunes ne voulaient pas être systématiquement fixés à la terre, comme leurs parents, mais qu'il était souhaitable que le maximum d'entre eux reste parmi leur groupe ethnique et participe au développement des implantations qui ont été faites au prix d'investissements importants, le Comité National d'Entraide a créé deux sociétés à responsabilité limitée susceptibles d'offrir des postes de travail :
- une société de menuiserie-ébénisterie, la SOBOMAG, dont le gérant est un Compagnon du Tour de France, et qui se situe parmi les trois premières sociétés de Guyane. Si au début elle exécutait des meubles en bois locaux, à la commande, elle se consacre maintenant à l'étude et à la construction des charpentes de maisons destinées, entre autres, à la base de Kourou.
- la SOFOCA, Société Forestière de Cacao, qui a obtenu l'exploitation d'une concession de plusieurs milliers d'hectares.
Le financement de ces deux sociétés a été réalisé grâce à différents concours, notamment un prêt du Fonds de réétablissement du Conseil de l'Europe, une subvention du Secrétariat d'État aux DOM-TOM, et un prêt de l'Office National des Forêts.
Parallèlement, une scierie a été construite, qui débite les grumes sorties de la forêt amazonienne et les envoie à la menuiserie pour la construction des charpentes. Par ailleurs, des sciages sont commercialisés dans différents pays et en Métropole.
Les deux sociétés emploient actuellement 70 personnes, dont la majorité est du village.

La vie dans le village

Le village continue à grandir lentement. De 105 familles hmongs au début, il compte aujourd'hui 131 familles, dont 23 sont d'origines diverses (techniciens métropolitains, saramaca). Les maisons construites en 1977, fatiguées, sont peu à peu remplacées par de plus spacieuses. Toutes disposent de l'eau courante, du tout-à-l'égout, de l'électricité en permanence. Un réseau téléphonique par ondes hertziennes permet de joindre les parents installés aux États-Unis et en Métropole. Les machines à laver se multiplient et les postes de télévision ne se comptent plus. Les canaux de la télévision RFO Guyane peuvent être captés, et la consommation de vidéo-cassettes va bon train.
La vie en véritable village s'est organisée : auberge, restaurants, épiceries, marché pour les produits de la terre et la production artisanale, notamment les fameuses broderies hmongs, se montent pour accueillir les visiteurs aussi bien que pour assurer la vie quotidienne des villageois qui disposent également d'une poste, d'une gendarmerie et d'un dispensaire tenu par une religieuse. Au sein du village, lors des manifestations de loisirs et des fêtes diverses, Hmongs, métropolitains et créoles guyanais se côtoient harmonieusement.
Plus de 70 camionnettes et fourgonnettes sillonnent les rues et les pistes de Cacao tous les jours pour aller aux abattis ou au jardin. Une ou deux fois par semaine, elles descendent au marché de Cayenne vendre les produits du village, et cette multitude de voitures vient grossir le parc de véhicules stationnés autour du marché central de la ville, ce qui en augmente considérablement l'animation, et c'est ainsi une manière de s'intégrer naturellement dans le pays sans brusquerie ni heurt.

Deuxième partie : Le village de Javouhey

En 1978, une seconde implantation de 500 réfugiés hmongs a été réalisée, dans la commune de Mana, sur le site d'une ancienne colonie agricole fondée par la Mère Jahouvey en 1822. Elle a été facilitée par l'expérience acquise à Cacao, par le fait que le site disposait déjà de toute une infrastructure, et par des conditions géographiques et climatiques plus favorables qu'à Cacao.
Les familles ont été choisies en Thaïlande par le Père Yves Bernais ; parmi les candidats volontaires, ont été retenus ceux qui se déclaraient décidés à vivre de l'agriculture. On a pris soin également de faire venir des groupes de plusieurs familles habituées à vivre ensemble au Laos et comportant trois générations, comme un village hmong normal.
La formule de Cacao a été reprise : le village a fonctionné comme un centre d'hébergement jusqu'en décembre 1981. Les soixante-cinq familles ont disposé à leur arrivée à Jahouvey de cent hectares que le Comité national d'entraide avait fait déforester préalablement par une entreprise privée. Elles se sont groupées en équipes de travail et en juin 1980 chacune d'elle était installée dans sa maison, construite sur une parcelle de 1.200 m2, suivant un plan d'urbanisme établi par les directions départementales de l'Équipement et de l'Agriculture, dont les subventions ont permis la viabilisation et l'électrification des deux villages. A l'exception de la dalle de ciment de l'école primaire, réalisée par l'Armée (SMA), toutes les maisons individuelles et les bâtiments collectifs ont été construits par les Hmongs eux-mêmes.
En janvier 1988, le village comptait 602 habitants, dont 578 Hmongs et 24 blancs et créoles. 36 naissances ont eu lieu en 1987 (de 1980 à 1986, il y a eu 211 naissances et 12 décès !). 46% sont catholiques, 39% animistes, les autres sont protestants. Environ 33 familles sont naturalisées françaises, soit 217 personnes.

Cultures

Plus de 400 hectares de terre ont été déforestés en quatre tranches : 90 hectares en 1979, 170 en 1980, 75 en 1981 et 65 en 1982. Les trois premières tranches ont été financées par les prix de journée attribués aux Hmongs par le Ministère de la Santé pour leur installation (50 F/jour/personne pendant deux ans), le coût moyen du déforestage étant de 18.000 F par hectare. Ensuite, la mise en valeur des terres a été individuelle. La dernière tranche a été réalisée pour l'installation des jeunes...
Chaque famille - il y en a une centaine actuellement - a théoriquement 3 hectares de terre, et un jardin potager attenant aux habitations. Mais en fait les distributions de terres ont été faites quand le village comptait 65 familles seulement : certaines ont 5 ou 6 hectares, et beaucoup de jeunes ménages ont un hectare, mais c'est suffisant pour le maraîchage.
337 hectares ont été réservés aux cultures, 165 sont effectivement cultivés. Le gros effort porte sur le maraîchage qui occupe 30 hectares : les Hmongs se sont spécialisés dans cette culture qui leur procure des revenus très intéressants et qui n'exige que des surfaces relativement réduites. Personne ou presque en Guyane ne produisait de légumes. Les Hmongs ont saisi ce créneau et produisent maintenant plus de 70% des légumes et fruits frais consommés dans le département. Les marchés de Saint-Laurent et de Kourou sont presque exclusivement approvisionnés par eux.
Le passiflore pousse sur plus de 40 hectares. Il est écoulé en fruit sur le marché local. Sa culture pourrait être pratiquée sur plus de 100 hectares sans problème, mais cela nécessiterait alors de trouver d'autres marchés que le marché guyanais, ou bien de le transformer en jus. Tant qu'une usine de jus, capable d'absorber tous les fruits, ne sera pas installée, les agriculteurs ne feront pas l'effort de préparation des plantations, qui est relativement dur, car un pied de passiflore met un an pour produire, et dure au maximum trois ans. Une unité de jus, qui n'est pas utilisée, pourrait être récupérée à Saint-Laurent-du-Maroni, et réinstallée à Javouhey.
Le riz est cultivé en abattis dans les zones humides sur 15 hectares et sert à l'autoconsommation. Les agrumes occupent 50 hectares en limes, citrons verts, mandarines, pamplemousses. 20 hectares sont consacrés aux cultures vivrières : ignames, tubercules... 20 autres à des cultures diverses.
C'est finalement 15 à 20 tonnes de produits qui sont chargés chaque semaine sur la soixantaine de camionnettes que compte le village.

La coopérative

C'est une structure d'intervention pour tout ce qui est agricole au village : problèmes techniques, administratifs, commerciaux, et prestations de services. Elle a d'abord assuré la gestion du parc de matériel collectif, mais, cette activité représentant une charge importante, elle a encouragé de plus en plus les Hmongs à s'équiper, individuellement ou par petits groupes, de tracteurs, ce qui a été fait. Elle a mis en place une porcherie, mais se consacre essentiellement à la vente de viande pour le village, ou de porcelets vivants aux Hmongs animistes. Elle dispose d'un petit abattoir et de deux chambres froides.
Elle a jusqu'à maintenant assuré la période de transition, après la cessation d'activité du centre d'hébergement de Jahouvey, en prolongeant auprès des Hmongs une certaine assistance que leur apportait auparavant le centre. Elle doit maintenant, grâce à des finances saines, entreprendre un nouveau démarrage et fonctionner d'une façon plus professionnelle. Elle a un rôle très important d'animation à tenir dans le domaine du développement agricole, et tous reconnaissent qu'elle est nécessaire.

L'enseignement dans le village

L'école maternelle a son bâtiment propre, divisé en trois salles avec préau, depuis octobre 1980. C'est une école privée, rattachée à l'école de Mana. Elle est tenue par deux religieuses de Saint-Joseph de Cluny, aidées par de jeunes Guyanais. 80 enfants y viennent tous les jours.

L'école primaire est une école publique, et comprend cinq classes, qui reçoivent plus de 120 enfants. Tous les jours un car scolaire emmène les enfants, à partir du CM2, au collège de Saint-Laurent-du-Maroni.

Conclusion

Si toutes les familles n'ont pas atteint le même niveau, globalement toutes vivent correctement. Un millier de Hmongs de trois générations ont retrouvé en Guyane la liberté, la vie qu'ils avaient menée dans leurs montagnes du Nord Tonkin, puis dans la plaine laotienne, la possibilité de créer, dans la grande forêt qui les entoure, des exploitations qui leur appartiennent et qu'ils peuvent développer à leur gré, grâce aux aides qui leur ont été ou leur seront apportées. Les Hmongs sont des agriculteurs indépendants, qui vivent de la vente de leurs produits. Malgré le faible peuplement de la Guyane, leur nombre ne peut pas modifier sensiblement l'équilibre ethnique, mais il peut apporter une importante contribution au développement agricole de ce pays.


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