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>La guerre d'Indochine>Les Forces Françaises en Extrême-Orient

 

Le corps expéditionnaire

De septembre 1945 au cessez-le-feu en juillet 1954, 488.560 hommes (et femmes) furent affectés successivement aux Forces Françaises d'Extrême-Orient (F.F.E.O.), presque tous transportés par voie maritime. Parmi eux :
223.467 Français,
122.920 Algériens, Tunisiens ou Marocains,
72.833 Légionnaires,
60.340 "Tirailleurs Sénégalais" provenant en fait de tous les pays d'A.O.F. et d'A.E.F.,
8.000 militaires déjà basés en Indochine en 1945, non rapatriés.
Les pertes furent de :
104.865 tués,
122.926 blessés,
19.177 disparus.


L'origine des effectifs

Les Français
Au 1er mars 1954, ils ne composent les Forces Françaises d'Extrême-Orient (F.F.E.O.) que pour 30% de ses effectifs.
223.467 Français servent en Indochine de 1945 à 1954.
18.015 tués,
20.317 blessés,
3.835 disparus.
Ils sont tous engagés volontaires pour servir en Indochine par période de deux ans. Les premiers sont recrutés dès la guerre 39-45 terminée, parmi les jeunes qui se sont engagés pour les combats de Libération. Ainsi, nombre de résistants participent à la guerre d'Indochine. Beaucoup effectueront deux séjours.

Marocains, Algériens, Tunisiens
69 bataillons (infanterie, artillerie, génie, goums)
122.920 hommes débarqués de 1947 à 1954 (1/4 des effectifs)
8.217 tués,
11.406 blessés.
Sans effet sur leur loyauté, ils furent soumis à une intense propagande du Viêt-Minh désireux de favoriser leur désertion massive au nom d'une solidarité des peuples passés sous l'autorité des Français.

Africains d'A.O.F. et d'A.E.F.
15 bataillons (infanterie, artillerie)
60.340 hommes débarqués de 1947 à 1954
2.843 tués,
9.706 blessés.

Partisans, supplétifs et réguliers indochinois
Supplétifs et réguliers représentent près du tiers des Forces terrestres d'Extrême-Orient en 1952.
45.663 tués,
57.426 blessés.
Ils se montrèrent particulièrement efficaces dans les combats menés par les Commandos en raison de leur capacité à progresser dans les rizières et dans le jungle.
Les partisans sont recrutés pour garder les plantations, le chemin de fer, les administrations ou assurer la police fluviale du sud.
Tous paient un lourd tribut pendant le conflit ou à son issue.

Les Personnels féminins
Employées aux Services d'État-major, des Transmissions, Social, de Santé ou comme réparatrices et plieuses de parachutes.
9.190 femmes ont servi en Indochine
20 tués,
55 blessées.
La presse de l'époque fit de Geneviève de Galard, convoyeuse de l'air bloquée à Dien Bien Phu, l'un des personnages les plus célèbres des Forces Françaises en Indochine.

La répartition par armes

Les Parachutistes
25 bataillons de parachutistes ont servi en Indochine, relève après relève, de 1945 à 1955. Parmi eux, deux y ont effectué deux séjours de deux ans.
Avant le 9 mars 1945, la Force 136 sous commandement britannique intervient au Laos et au Tonkin pour recueillir des renseignements ou effectuer des coups de main. Le même rôle est donné au Commando Ponchardier, au Commando Conus et au 1er bataillon SAS à partir d'octobre 1945 en Cochinchine et au Laos.
A partir de 1948, les parachutistes forment la quasi-totalité des Réserves Générales. Ils agissent dans les opérations combinées et aéroportées.
Dès 1952, l'équivalent d'une Division aéroportée est en place, mais les moyens de la Flotte de transport ne permettent pas de parachutages massifs avant fin 1952. Aussi, ces unités renforcent des garnisons, s'emparent d'un objectif et participent à des opérations terrestres comme infanterie d'élite.
8.217 tués dont 209 officiers.

Les Légionnaires
30 bataillons de légion, de toutes armes : infanterie, parachutistes, blindés, amphibies, génie, matériel, train.
72.833 légionnaires présents entre 1946 et 1854
8.969 tués,
9.234 blessés.
Parmi eux, les nationaux allemands seront soumis, sans effet, à la propagande du Viêt-minh.

Les Aviateurs
Le nombre d'appareils passe de 15 en 1945 à 480 en 1954.
22.800 aviateurs
434 tués,
111 blessés.
L'aviation a assuré 230 opérations aéroportées, le transport des unités mobiles, les livraisons et les évacuations sanitaires.

Les Gendarmes
En plus de sa fonction normale, la gendarmerie encadre la Garde Républicaine du Sud-Vietnam, les Gardes Royales Khmer et Laotienne. Elle se répartit en 26 bataillons d?infanterie, 7 escadrilles fluviales et 62 compagnies de supplétifs au Tonkin.
14.000 gendarmes et gardes ont servi en Indochine
700 tués, souvent dans l'anonymat des postes isolés, loin de leur hiérarchie

Les Marins
La moitié des bâtiments dont disposait la France, ses porte-avions et le tiers des personnels de la Marine ont servi en Indochine, soit 21.500 hommes.
887 tués,
571 blessés.
Les marins ont été impliqués dans des actions combinées notamment dans les deux deltas (Mékong et Fleuve Rouge) ou dans des opérations de débarquement. Par ailleurs des bâtiments de la Marine marchande ont convoyé des troupes, des armes et des munitions.
Enfin, l'Aéronavale a payé un lourd tribut parmi ses chasseurs-bombardiers et ses bombardiers lourds.

En guise de conclusion
En 1954, les F.F.E.O. comprenaient 177.000 hommes dont 1/3 d'autochtones (59.000).
En 1968, lors de la guerre américaine du Vietnam, les forces du Sud comprenaient 1.830.000 hommes :
850.000 Sud-Vietnamiens,
536.100 Américains,
65.000 Forces internationales,
50.000 Sud-Coréens,
10.450 Thaïlandais, Philippins,
7.672 Australiens,
552 Néozélandais.
Les pertes furent de 315.384 tués et 1.490.000 blessés.

d'après "Mémoires d'Indochine", publié par l'O.N.A.C.V.G., Service départemental des Pyrénées-Atlantiques en 2009.


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