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Le malaise indochinois (1930)


Il existe, et si je ne craignais de voir se dresser contre moi l'ombre irritée d'Henri DE ROCHEFORT, j'écrirais que l'Indochine compte vingt millions de sujets... sans compter les sujets de mécontentement.
Mais dans quel pays n'en existe-t-il pas? Si un indigène instruit se donnait le malin plaisir de traduire et de résumer, à l'usage de ses compatriotes, les plaintes et critiques qu'on trouve chaque jour dans nos journaux, sur la cherté de la vie, le poids des impôts, les incohérences de notre fiscalité, les abus administratifs, les dénis de justice... et les agissements désinvoltes de la S. T. C. R. P., le peuple annamite aurait certainement l'impression que dans notre pays règne un mécontentement général.
Il est d'ailleurs difficile, même à un technicien averti, de démêler la vérité au milieu des griefs, souvent contradictoires, qu'on trouve exposés dans les journaux et pamphlets publiés en Indochine, et dont beaucoup sont rédigés en français dans une langue impeccable, classique même.
Alors que les Vieux-Turbans nous reprochent par exemple de distribuer inconsidérément un enseignement individualiste, destructeur des vieilles coutumes et des rites, notamment de la piété filiale, les Jeunes-Turbans au contraire proclament que nous n'avons pas encore assez fait pour mettre à la portée de tous un enseignement moderne. Alors que les indigènes, férus de voyages en automobile, utilisent à plein les routes que nous avons construites, certains nous reprochent de favoriser cette folie de la vitesse qui trouble l'existence des villages riverains.
Les uns et les autres feignent parfois d'ignorer ce que nous avons déjà fait en faveur des populations de l'Indochine.
2.400 kilomètres de voies ferrées, 25.000 kilomètres de routes, 300.000 hectares gagnés grâce aux irrigations, les canaux de Cochinchine dragués en permanence, les villes assainies, la sécurité établie par la destruction de la piraterie : voilà le bilan de notre oeuvre matérielle.
Sur un million d'hectares demandés en concession, 800.000 hectares le sont par des indigènes. Au Tonkin seulement, on compte trente-six exploitations agricoles indigènes de plus de 200 hectares, et leur superficie s'étend sur 26.000 hectares. Au Tonkin encore, pour la période allant de 1923 à 1927, 155 entrepreneurs européens ont été déclarés adjudicataires de travaux publics s'élevant à une somme totale de 1.857.000 piastres, tandis que les entrepreneurs annamites au nombre de 447 en exécutaient pour 4.356.000.
Quelle statistique pourrait indiquer la part prise par les indigènes à tous les titres dans l'ensemble du mouvement commercial qui, rien que pour la Cochinchine, représente 6 milliards d'échanges ? Qui peut dire également l'accroissement des fortunes locales, consécutif au mouvement des prix, à la hausse des denrées produites sur place, du riz notamment dont le prix a doublé de 1900 à 1926 ? Dans l'administration française, on a poursuivi avec une certaine continuité de vues l'ouverture de débouchés nouveaux pour l'élite indigène : création de cadres supérieurs indigènes et de cadres latéraux, décidée par M. LONG; accès de tous les emplois de gestion, même dans les cadres généraux, aux indigènes et sans qu'ils aient besoin de se faire naturaliser : réforme de M. VARENNE.
On a vu aussi se fonder, dans le domaine industriel et agricole, des sociétés où des Annamites s'associent avec nos compatriotes; c'est là sans doute qu'est le vétitable avenir du pays, dans une coopération étroite et fructueuse des deux races, dans une fusion de leurs intérêts.

Mais il serait puéril de nier que nous sommes loin d'avoir satisfait nos protégés, et la sagesse commande d'examiner leurs plaintes et critiques en toute objectivité et impartialité et de faire aboutir les réformes qu'ils réclament.
Nous le devons d'autant plus que la masse n'attend la réalisation de ses aspirations que de notre bienveillance et de notre équité, dans le cadre de la légalité, et se désolidarise des agitateurs professionnels et des révolutionnaires.
Aussi n'y-a-t-il aucun lien entre la situation politique et les attentats criminels qui, de tout temps, même sous le gouvernement annamite, ont ensanglanté tel ou tel centre. La propagande communiste les a incontestablement favorisés, mais sans troubler la population paisible et honnête.
Si large que soit déjà la représentation accordée aux indigènes dans les conseils électifs, il est évident qu'on ne saurait s'en tenir toujours à la proportion fixée par les décrets de novembre 1928 et qu?il faudra se montrer dans l?avenir plus libéral encore. La dernière réforme, qui semble donner d?heureux résultats, ne peut être qu?une étape. Il faut l'affirmer hautement : mais, de leur côté, les Annamites de l'élite, que ces réformes intéressent surtout, doivent bien se pénétrer de cette idée que l'éducation du régime parlementaire est longue et qu'il faut, dans cette voie, n'avancer qu'à pas mesurés. Il faut aussi les convaincre de notre bonne foi absolue et de notre volonté inébranlable de ne pas nous arrêter dans la concession de droits électoraux plus étendus, au fur et à mesure que l'expérience aura démontré la maturité du peuple annamite à en jouir. Nous tenons à leur donner des institutions représentatives où, par le jeu d'une sorte de distillation fractionnée, ce soient les meilleurs qui arrivent aux assemblées les plus haut-es, nous ne voulons pas les voir, pour leur malheur, par un fétichisme absurde du suffrage universel, pourvus d'asseniblées qui seraient non pas l'imitation, mais la caricature de celles de la métropole.

Nous ne sommes pas allés assez loin dans la substitution de l'élément indigène au prolétariat européen que nous entretenons encore dans un certain nombre de services, ceux qui exigent d'ailleurs les connaissances les moins étendues. La question a été traitée en détail et magistralement, dans un récent article de la Revue de Paris , par le colonel BERNARD, qui m'excusera de revenir sur le sujet en lui empruntant quelques chiffres.
Alors que dans l'Inde anglaise et aux Indes Néerlandaises, les indigènes peuvent arriver et arrivent aux plus hauts emplois, en Indochine c'est seulement en 1926 que le principe de l'égalité des races a été posé - en théorie - car il n'est guère entré dans la pratique. On peut objecter que jusqu'ici il n'y a pas encore eu beaucoup d'indigènes susceptibles de faire bonne figure dans les emplois supérieurs de gestion. Mais leur nombre s'accroît rapidement, sur place même, dans les grandes écoles de l'Université, et il y a en outre en France près de 700 étudiants qui conquièrent des grades universitaires élevés. Quelles situations va-t-on leur offrir ? Allons-nous commettre l'imprudence, après leur avoir permis et même facilité l'obtention dis diplômes qui donnent accès aux carrières libérales, de leur fermer tous débouchés dans la colonie, c'est-à-dire dans leur pays, et d'en faire des aigris et des révoltés qui nous combattront avec nos propres armes ?
De plus il existe dans les Douanes et régies, les Postes et télégraphes, l'Enregistrement, le Cadastre, les Travaux publics, plusieurs milliers d'emplois subalternes, occupés actuellement par des Européens et qui pourraient être progressivement, et avantageusement pour le budget, confiés à des indigènes. Je dis progressivement parce qu'il serait impossible de procéder à une réforme intégrale immédiate. Mais il suffirait de ne plus recruter, pour ces emplois, de personnel européen nouveau. Or, par une contradiction que nos protégés ont parfaitement observée et que dénonce avec vigueur le colonel BERNARD, c'est au moment même où l'on proclamait qu'il fallait supprimer le prolétariat européen et réserver les emplois qu'il occupe aux indigènes qu'on augmentait le personnel européen, au point de faire passer de 663 à 973 celui des douanes et régies.
Mon expérience de l'administration me permet de suggérer à notre nouveau ministre des colonies le seul procédé qui puisse mettre fin à cette comédie. Il faut que par un décret, contresigné du président du conseil, gardien de la politique nationale, et du ministre des finances, contrôleur des budgets, même de ceux de l'Indochine, il fasse fixer dans tous les cadres et services la liste des emplois subalternes de gestion pour lesquels il ne sera plus permis de recruter de nouveaux agents européens. Par le jeu des décès et des mises à la retraite, en moins de quinze ans, le prolétariat européen aura vécu et la partie instruite de la population aura obtenu satisfaction.
Au surplus nous comptons beaucoup trop de fonctionnaires européens en Indochine 5.984 contre 4.500 dans l'Inde anglaise où la population est quinze fois plus nombreuse.
Dans les emplois supérieurs se posent souvent des questions d'espèce, telle celle de cet Annamite, pourvu des plus hauts grades universitaires, qu'on ne trouvait pas à caser et que l'intervention de M. VARENNE a fait entrer dans les cadres de l'Université indochinoise. Il est possible au Département de les suivre et d'imposer des solutions d'équité. Mais pour les milliers d'emplois de gestion, il faut une décision de principe, prise par la métropole, et que l'administration locale ne pourra violer sans s'exposer à des recours en Conseil d'Etat.
Nous sommes d'ailleurs très en retard sur l'Inde anglaise où, dans la magistrature et les services civils, les Anglais ont fait une large place aux Hindous. Je n'hésite pas cependant à préférer au système anglais celui des Indes Néerlandaises, où les Hollandais ont su réserver aux natifs de nombreux emplois supérieurs tout en gardant pour eux les fonctions d'autorité et de contrôle.

Au point de vue des prestations en nature, trop d'abus subsistent qu'il faudra faire disparaître le droit au logement a été souvent reconnu sans la moindre règle, sans aucune base rationnelle. Or, il serait raisonnable que, sauf les fonctionnaires d'autorité obligés de recevoir et de représenter, tous les agents paient le loyer des immeubles mis à leur disposition par l'administration. On ne peut pas non plus éluder indéfiniment les instructions du ministre et ajourner sine die la revision des suppléments de fonctions. Convient-il de renoncer à ce procédé oblique de rétribution ? En tous cas, il faut bien reconnaître que certaines prestations se justifient beaucoup plus par la qualité des personnes qui les reçoivent que par Ia nature des fonctions qu'elles assurent. Chacun doit être rétribué selon son mérite, selon son emploi, selon son rendement. Une place pour chacun, chacun à sa place. C'est ainsi que s'élimineront, il faut du moins en conserver l'espoir, les coûteux parasites et ces brillants virtuoses de la technicité, hauts conseillers à gages, personnages toujours trop payés pour ce qu'ils font, même quand ils sont trop payés pour ce qu'ils valent.
Il faudra en un mot aérer la maison, faire circuler la lumière, mettre de l'ordre partout. A tous les échelons de la hiérarchie, on a pris l'habitude de commander beaucoup plus que d'obéir, ce qui veut dire qu'on ne sait plus ni donner les ordres ni les suivre et que chacun en fait à sa guise.
Mais c'est aux chefs les premiers à donner l'exemple. Qu'ils prennent l'extrême souci d'éviter personnellement les abus s'ils veulent les combattre chez les autres. Qu'ils se soumettent d'abord à la discipline s'ils entendent qu'elle soit acceptée au-dessous d'eux... Il faut régénérer le principe d'autorité.
Je préviens charitablement ceux qui seraient tentés de m'accuser de « faire campagne contre l'Indochine et son gouverneur général », que les trois alinéas ci-dessus sont extraits d'un discours du gouverneur général par intérim prononcé le 19 novembre 1928 en Conseil de gouvernement.
Le régime fiscal doit être radicalement remanié. Il favorise la fortune acquise et les gros revenus annuels. L'inexistence à peu près complète d'un impôt général progressif sur les revenus, laisse sensiblement sur le même pied le gros propriétaire de rizières et son coolie pousse, le grand capitaine d'industrie et son modeste employé. Il ne saurait s'agir d'exporter en Indochine notre législation, dont l'exagération entrave l'initiative de chacun, tant la progressivité de l'impôt fait peser sur celui qui s'enrichit une charge intolérable; mais il serait possible de superposer aux impôts cédulaires, dont les taux sont modiques, un impôt général modéré qui contribuerait à répartir plus équitablement les charges publiques. L'égoïsme des privilégiés, annamites aussi bien qu'européens, a fait échouer jusqu'ici toute réforme de l'espèce. Elle ne saurait attendre plus longtemps et les intéressés doivent le comprendre.
L'administration supérieure devrait montrer moins d'indulgence et de scepticisme à l'égard de la prévarication. Celle-ci fait peser sur les épaules des contribuables indigènes des charges supplémentaires des impôts réguliers et fort lourdes. Pour être traditionnelles, elles n'en sont pas moins inadmissibles. Elles deviennent intolérables lorsqu'elles sont le fait d'agents européens en contact direct avec la population. Il serait cependant facile à l'administration de rechercher l'origine de certaines dépenses somptuaires et des ressources exceptionnelles qui permettent certains achats immobiliers. Il semble que l'administration n'éprouve à ce sujet aucune curiosité. La « vox populi » en parle bien, mais dans l'indifférence générale. On se fait à tout.
Des intérims trop fréquents et trop longs, des gouvernements titulaires de trop courte durée, ont amené un relâchement général de la discipline, un abaissement de la correction administrative. Des actes répréhensibles sont restés sans sanction suffisante, ou même sans sanction, quand ils n'ont pas reçu de récompense. On ne se gêne plus, et c'est publiquement et officiellement que sont étalées les compromissions les plus fâcheuses.
Les grands chefs des services généraux ont détendu peu à peu leurs liens de subordination vis-à-vis du Pouvoir central indochinois. Le gouverneur général gouverne à la condition de ne pas commander.

Qu'on n'exagère ni le mal ni le péril, et surtout qu'on ne s'exagère pas les difficultés du redressement nécessaire. Il suffit qu'on veuille et qu'on agisse.
Moins de circulaires inopérantes et plus de sanctions efficaces. Moins de paroles, des actes. On n'a d'ailleurs que trop parlé dans ce pays où même les originaires du Plateau Central, qu'on aurait cru plus circonspects et moins imaginatifs, se sont lancés imprudemment, avant d'avoir une expérience suffisante du pays, dans des anticipations à la Wells, dont l'astuce annamite tiré parti dans son action d'opposition et de propagande.
N'essayons pas de prédire, si longtemps à l?avance ce que sera l'Indochine et ce que deviendra le peuple annamite d'ici un demi-siècle. Vivons les temps présents et prochains. Les problèmes de l?heure sont assez délicats et pressants pour suffire à notre vigilante activité. Réalisons les réformes légitimes qui nous sont demandées. Supprimons les abus dont on se plaint avec raison. Accordons chaque jour à nos protégés plus de justice et de bienveillance. Faisons disparaître le préjugé qui voudrait que le dernier des européens fût placé au-dessus du premier des indigènes. Efforçons-nous de nous attacher ceux-ci par les bienfaits de notre tutelle, et de faire en sorte que, même s'ils continuent à penser que « notre ennemi c'est notre maître », ils nous préfèrent par intérêt, sinon par gratitude, à tout autre protecteur.
Et observons leurs réactions. Leur ambition sera-t-elle, comme au Sénégal, de s'intégrer dans la grande famille française et de devenir des français d'Asie? Préfèreront-ils évoluer, dates le cadre de notre tutelle dont le principe ne saurait être discuté, vers une sorte de nationalité indochinoise qu'il est assez malaisé d'ailleurs de définir ? Je n'en sais rien et je ne veux pas essayer de faire le prophète. Convainquons-les seulement de notre loyauté et de notre amitié. Persuadons-les que, quelle que soit la solution vers laquelle les événements et leurs propres aspirations les conduiront, ils nous trouveront, pour guider leur évolution, comme des frères aînés attentifs et bienveillants, pourvu qu'ils comprennent que ce n'est pas en vain que nous avons pendant des siècles lutté et souffert, et que nous sommes bien placés pour les faire bénéficier de notre expérience chèrement acquise. Qu'ils se disent bien qu'ils auront toujours besoin de nous pour la sauvegarde de leur sécurité, pour le bon équilibre de leur administration intérieure, pour l'arbitrage entre les races diverses qui peuplent l'Indochine. Et cessons, pour le moment, ces discussions purement théoriques, sans intérêt pratique, partant sans utilité et dangereuses même parce qu'elles risquent de susciter des malentendus, en éveillant des espérances qu'on ne pourra pas réaliser, et de créer ainsi des mécontents et des aigris.
Persuadons-nous que nous devrons, nous aussi, faire évoluer nos conceptions, nos méthodes et nos organisations administratives. Dans un délai que je me garderai bien d'essayer de préciser, n'ayant pas le goût et sentant le danger de jouer au prophète, nous ne serons plus qu'un état-major, en tous domaines. Sachons donc évoluer, sans vains regrets, sans fâcheux retards : la façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne et telle réforme, qui serait accueillie avec enthousiasme si elle était spontanée, n'attire aucune gratitude quand elle est arrachée à l'égoïsme.

Ne nous effrayons pas à l'avance de ces perspectives lointaines. Quand elles seront un fait accompli, il se sera créé, entre les deux éléments ethniques, un enchevêtrement d'intérêts tel qu'une sorte de fusion économique se sera réalisée, qui ne permettrait pas une séparation politique.
L'Indochine vaut, autant par sa population dense et laborieuse, d'une civilisation ancienne et raffinée et qu'on ne peut se défendre d'aimer quand on a appris sa langue et pénétré sa mentalité, que par la fertilité de son sol et les richesses de son sous-sol. Les plus belles vertus de notre race ont pu s'y épanouir dans un cadre digne d'elles et y faire fleurir les plus belles créations d'humanité.
Elle est, sur les bords de ce Pacifique, où se jouera peut-être un des plus grands drames de l'humanité, dressée en deux camps hostiles marqués par des pigmentations différentes de l'épiderme, la sentinelle vigilante des intérêts de notre pays.
Elle mérite que la métropole s'intéresse passionnément à sa vie économique, au fonctionnement de sa machine administrative non pour lui enlever égoïstement et stupidement une partie de ses ressources en vertu du droit du plus fort, mais pour veiller à ce que, malgré l'ambiance asiatique et sa dissolvante emprise, malgré l'éloignement de tout contrôle, elle poursuive ses magnifiques destins, pour notre profit moral et matériel, pour le bien surtout des vingt millions d'habitants dont nous avons assumé la tutelle.

G. ANGOULVANT
Gouverneur Général honoraire des Colonies
Étapes Asiatiques , Les Éditions du Monde Moderne, Paris 1930


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